Archive pour octobre 2009

Qui n’a jamais entendu parler du Petit Nicolas, l’écolier en culottes courtes le plus célèbre de France ?

Quand j’étais petite, j’adorais lire ses aventures qui interprétait les événements les plus communs du quotidien d’un enfant pour en faire d’extraordinaires péripéties. Avec un style d’écriture inégalable d’innocence et d’humour, et des illustrations aussi simples que drôles, c’est un chef-d’œuvre de la littérature enfantine que l’on doit au duo de choc Sempé & Goscinny.

Restait donc à savoir si une adaptation cinématographique pouvait restituer l’essence du Petit Nicolas. Honnêtement, quand j’ai appris que le Petit Nicolas allait être adapté au cinéma, je me suis dit que c’était impossible. En dessin animé, pourquoi pas, ça collerait au moins au côté enfantin du sujet ; mais il était très risqué de donner un véritable visage à l’âme ô combien chérie du Petit Nicolas.

Pourtant, le charme finit par opérer. Le plus difficile, c’était de trouver un Nicolas simple, avec une naïveté naturelle (à cet âge-là, il est quand même extrêmement difficile de jouer un véritable rôle de composition !). Maxime Godart est donc plutôt bien choisi, même s’il a un air un peu trop malicieux à mon goût.

La pléiade de copains de classe s’en sort bien aussi, avec une nette préférence pour Victor Carles dans le rôle de Clotaire, avec son air résolument dans la lune, constamment hébété !

Joachim, un des camarades de classe de Nicolas, vient d’avoir un petit frère. Il expose alors à Nicolas les signes qui ne trompent pas pour savoir quand on va avoir un petit frère…signes qui semblent tout à fait correspondre à son cas ! C’est alors que le drame arrive, le père de Nicolas lui propose alors d’aller se balader en forêt…comme le Petit Poucet se dit alors Nicolas !

La grande différence entre le livre et le film, c’est le poids des rôles d’adultes. Alors que les livres ne proposent que le point de vue de Nicolas à travers sa lecture ingénues des actions et réactions de ses parents, le film présente les adultes comme des personnages à part entière quasi aussi importants que les enfants. En même temps, quand on prend Kad Merad et Valérie Lemercier dans un duo comique inédit au cinéma, on ne peut pas les laisser sous-exploités ! Et le duo fonctionne bien dépeignant un couple de petits bourgeois et leurs tracas (Comment faire bonne impression devant Monsieur Moucheboume et sa femme, le patron du père de Nicolas ? Réponse : en sa cassant moins la tête que la mère de Nicolas !).

On sourit beaucoup devant les efforts angoissés de la mère à mémoriser des lignes de textes pompeuses pour faire bonne impression !

On sourit beaucoup, on rit parfois de bon cœur, mais jamais à s’en couper le souffle. C’est peut-être aussi une partie du problème posé par ce film. On en arrive à se demander à qui exactement s’adresse le film : aux enfants de 6-12 ans ? A en croire la trame de fond du scénario, la réponse est un grand oui : on nous offre le qui pro quo par excellence, où le petit Nicolas se confond avec le Petit Poucet.

Malgré cela, le film offre aussi une grille d’interprétation pour adultes, comme si on avait eu une pensée compatissante pour les parents qui emmènent leurs enfants au cinéma ! Après tout, c’est la mode ces dernières années de proposer des films intergénérationnels où petits et grands se retrouvent dans la même salle avec un plaisir aussi grand mais différent.

Finissons sur la grande note positive du film : les dialogues ! On repère très vite au générique de début le nom d’Alain Chabat pour le scénario et les dialogues, même s’il n’est pas seul en charge. Un vrai bonheur aux oreilles, grâce à cet ovni du PAF qui a su garder son âme d’enfants.

Une mention spéciale pour le générique de début, qui rend un bel hommage aux illustrations de René Goscinny, en mettant en perspective les dessins du Petit Nicolas, pour nous replonger dans l’ambiance bon-enfant dès les premiers instants.

Pour conclure, le Petit Nicolas ravira tour à tour petits et grands, sans prétention ni manipulation, mais de bon cœur. Le film parfait du dimanche en famille !

avec Maxime Godard, Kad Mérad, Valérie Lemercier, etc.

Production: Fidélité Films, IMAV.

Distribution: Wild Bunch Films.

Angela prépare sa thèse à l’université de Madrid; la jeune femme s’inquiète de la violence dans les médias et de l’intéret du public pour cette violence, et en fait le sujet de sa thèse. Tout se passe normalement jusqu’à la mort de son directeur de thèse qu’elle retrouve les yeux exorbités et sans vie dans une salle de projection. La cassette qu’il était en train de regarder semble être la cause de sa mort…ce qui la pousse à prendre la cassette…

A partir de là commence le snuff movie d’Amenabar, avec l’héroïne type, à la fois intelligente et stupide, vous savez ce genre d’héroïne à qui vous avez envie de crier: « mais arrête de foncer dans la gueule du loup en permanence!!!! » De quoi énerver, mais en y réfléchissant, on aime être énervé, sinon autant ne pas regarder un snuff movie!

On se perd alors dans un labyrinthe de possibilités quant au tueur fou: à un certain stade du film, tout le monde finit par être suspect, à tel point qu’on ne sait plus où donner de la tête, sans comprendre comment elle, ne perd pas la sienne!

Les longs couloirs sombres et sans lumières nous plongent dans cette université à côté voire même à la place des deux protagonistes. Quand l’héroïne crie, elle exprime ce qu’on ressent, nous, en tant que spectateurs, angoissés par une ambiance mêlée de suspense et d’appréhension génialement maîtrisée.

Amenabar cherche à s’imposer en maitre du suspense et de l’angoisse: tout en retenue dans les images, il arrive à nous faire frissonner d’horreur avec des cris stridents et des acteurs visionneurs qui portent à eux seuls la peur et l’horreur. Et il s’impose vraiment comme un maître du genre, sachant doser parfaitement les ficelles et artifices, ceux-ci non pas originaux puisque déjà utilisés par une bonne partie des films du genre, mais ce n’est pas donné à tout le monde de faire preuve d’une telle maîtrise!

Quand on sait qu’il a alors 24 ans, c’est-à-dire mon âge! Waouh! Chapeau bas.

Une mention spéciale aux acteurs aussi: Eduardo Noriega, à la fois sombre et lumineux ; et surtout Ana Torrent, qui reprend ici une carrière bien mértiée : Ana Torrent, c’est la gamine de Cria Cuervos, un film qui remporta un franc succès en 1974, dans lequel elle joue une enfant perdue entre rêve et réalité. En grandissant on ne l’a plus vraiment revue, mais Amenabar nous offre ce petit cadeau !

En un mot (ou plus): une mise en abîme du snuff movie particulièrement réussie; un conseil, à ne pas regarder tard pour les âmes sensibles..!!

Pour aprofondir le sujet:

La filmographie d’Alejandro Amenabar

La filmographie D’ana Torrent

La filmographie du bel Eduardo Noriega

Depuis plusieurs semaines, on nous a annoncé la sortie de This is it pour le 28 octobre, le film documentaire sur la tournée de Michael jackson à laquelle on n’assistera jamais. Grand coup d’éclat, le film était censé resté sur les grands écrans seulement 2 semaines, pour donner un caractère exclusif à cette sortie.

Il est vrai qu’un film docu musical n’attire en général pas les foules dans les salles obscures (moins bien qu’un concert, assez cher pour ne pas pouvoir se remuer devant une scène, autant attendre la vidéo). Mais la mort précipitée de Michael Jackson a changé la donne et tout ce qui touche au roi de la pop fait un tabac.

Sony, propriétaire des droits du documentaire en a donc profité pour lancer cette grande opération, « 2 semaines en exclu, après il sera trop tard ». On peut donc voir partout sur Internet des liens pour réserver sa place, comme sur Allociné où on nous propose une liste des cinémas qui fonctionne en pré-vente. J’ai failli prendre ma place, en disant, mince, 2 semaines ça va être plein.

D’un autre côté, une exclusivité de 2 semaines face à un potentiel succès planétaire qui engendrerait des bénéfices insoupçonnés, ça ne se refuse pas; pourquoi donc Sony décide de gagner si peu? Bonne question. Restée sans réponse jusqu’ici, puisque Sony a répondu aux accusations de certains sites, comme Première.fr en disant que nooooon loin d’eux l’idée de manipuler le public, blablabla.

Nouveau rebondissement avec la publication hier d’une déclaration du directeur Marketing de Sony: ah mais attendez, si le film a du succès, ce qu’on n’attend paaas du tout bien sûr, on le laissera sur les écrans!!!

ah voilà. Sony est donc intéressé par l’argent. quelque part je me sens rassurée pour Sony, surtout que les pré-ventes ont explosé comme jamais!

Je travaille en Marketing: mon côté « Marketeuse en herbe » a envie de crier: çaaaaa c’est du coup Marketing super malin!

Je suis aussi une cinéphile fan de Michael Jackson: et là j’ai envie de dire: Foutage de gueule.

Entre les deux mon coeur balance…

je lance le débat! Indigne ou ingénieux comme coup promotionnel? 😉

Pour plus d’informations, www.ecranlarge.com