Angela prépare sa thèse à l’université de Madrid; la jeune femme s’inquiète de la violence dans les médias et de l’intéret du public pour cette violence, et en fait le sujet de sa thèse. Tout se passe normalement jusqu’à la mort de son directeur de thèse qu’elle retrouve les yeux exorbités et sans vie dans une salle de projection. La cassette qu’il était en train de regarder semble être la cause de sa mort…ce qui la pousse à prendre la cassette…

A partir de là commence le snuff movie d’Amenabar, avec l’héroïne type, à la fois intelligente et stupide, vous savez ce genre d’héroïne à qui vous avez envie de crier: « mais arrête de foncer dans la gueule du loup en permanence!!!! » De quoi énerver, mais en y réfléchissant, on aime être énervé, sinon autant ne pas regarder un snuff movie!

On se perd alors dans un labyrinthe de possibilités quant au tueur fou: à un certain stade du film, tout le monde finit par être suspect, à tel point qu’on ne sait plus où donner de la tête, sans comprendre comment elle, ne perd pas la sienne!

Les longs couloirs sombres et sans lumières nous plongent dans cette université à côté voire même à la place des deux protagonistes. Quand l’héroïne crie, elle exprime ce qu’on ressent, nous, en tant que spectateurs, angoissés par une ambiance mêlée de suspense et d’appréhension génialement maîtrisée.

Amenabar cherche à s’imposer en maitre du suspense et de l’angoisse: tout en retenue dans les images, il arrive à nous faire frissonner d’horreur avec des cris stridents et des acteurs visionneurs qui portent à eux seuls la peur et l’horreur. Et il s’impose vraiment comme un maître du genre, sachant doser parfaitement les ficelles et artifices, ceux-ci non pas originaux puisque déjà utilisés par une bonne partie des films du genre, mais ce n’est pas donné à tout le monde de faire preuve d’une telle maîtrise!

Quand on sait qu’il a alors 24 ans, c’est-à-dire mon âge! Waouh! Chapeau bas.

Une mention spéciale aux acteurs aussi: Eduardo Noriega, à la fois sombre et lumineux ; et surtout Ana Torrent, qui reprend ici une carrière bien mértiée : Ana Torrent, c’est la gamine de Cria Cuervos, un film qui remporta un franc succès en 1974, dans lequel elle joue une enfant perdue entre rêve et réalité. En grandissant on ne l’a plus vraiment revue, mais Amenabar nous offre ce petit cadeau !

En un mot (ou plus): une mise en abîme du snuff movie particulièrement réussie; un conseil, à ne pas regarder tard pour les âmes sensibles..!!

Pour aprofondir le sujet:

La filmographie d’Alejandro Amenabar

La filmographie D’ana Torrent

La filmographie du bel Eduardo Noriega

2 réponses à to “Tesis, d’Alejandro Amenabar”

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