C’est l’histoire d’un couple, Burt et Verona, qui attend un enfant. Tout va pour le mieux, jusqu’à ce que plus rien n’aille, en fait… Le couple s’est installé près des parents de Burt, pour offrir une véritable famille à leur progéniture. Mais voilà, les deux futurs grands-parents décident d’aller vivre en Belgique, à des milliers de kilomètres du futur-né. Plus rien en retient alors Burt et Verona, qui cherchent ainsi un nouveau port d’attache qui leur correspondrait vraiment, et où ils pourraient élever avec amour le bébé. Ainsi commence un long périple arpentant les Etats-Unis et même le Canada, testant les différents climats, les différentes cultures, et leurs différents amis…

Ainsi commence surtout la rencontre de personnages plus bizarres les uns que les autres, telle une galerie de bêtes de foire qui frôle le cliché ou plus couramment se noie dedans ; par pêché de surenchère, Dave Eggers et Vendela Vida, les deux scénaristes, nous présentent divers couples, plus extrêmes les uns que les autres, et des situations plus folles ou dramatiques les unes que les autres. Alors oui, on comprend bien, le cliché nous permet de saisir l’enjeu essentiel derrière chaque épisode anecdotique ; mais certains passages sont tellement saugrenus que l’on n’y croit pas une seconde, ce qui signifie en conséquence qu’en tant que spectateur passif on n’adhère pas non plus, et on reste donc crispé sur son siège… Certaines scènes nous font beaucoup rire, mais elles sont trop rares à mon goût.

Dans ce film, il s’agit d’une quête d’identité, de fuir pour mieux revenir, de courir pour mieux se reposer. C’était une bonne idée de départ, que ce couple partant à la dérive, vers l’inconnu, pour devenir en quelque sorte adultes et indépendants, mais qui malheureusement n’est pas traité à la hauteur de mes espérances.

De ce film, je retiens surtout une longueur constante dans le rythme, sûrement voulue par Sam Mendes, mais qui aurait gagné à être dynamisé plus souvent. L’humour est subtilement distillé, mais de manière trop timide pour nous réveiller. L’histoire de ce couple d’amoureux qui découvre la paternité à travers tous les mauvais exemples de parents croisés sur leur chemin ne touche pas vraiment, certains moments d’émotion restant même opaques à mes yeux…

Je ne dis pas non plus que le film n’a aucun intérêt, mais celui-ci repose quasi-intégralement sur les épaules des deux acteurs principaux que sont Maya Rudolph et John Krasinski, deux acteurs quasi inconnus, qui n’ont en tout cas jamais été de véritables têtes d’affiche. Imaginez la pression de ces deux acteurs, à devoir sauver le film ! Mais ils y arrivent plutôt bien, en nous offrant quelques moments de grand humour, plus liés à la façon de jouer de Krasinski, avec son sourire niais « émail-diamant » qui met d’emblée de bonne humeur. J’espère le revoir prochainement au cinéma, car c’est véritablement la révélation du film, et son point le plus positif.

Production: Big Beach films, Neal Street Productions

Distribution France: Mars Distribution

Avec John Krasinski, Maya Rudolph

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