Voilà, après tant d’année, le retour de Disney au dessin traditionnel. Après la flopée de Pixar à la quelle nous avons eu le droit cette dernière décennie, peut-on encore apprécier un bon vieux dessin animé en 2D ?

La réponse est un grand oui !!! Quel plaisir de revoir de véritables dessins, d’apercevoir le petit coup de pincée qui fait la différence dans ce nouveau Disney qu’est la Princesse et la Grenouille. Avec ce long-métrage animé, on revient à un style que l’on avait perdu depuis longtemps, tout en finesse, tout en poésie. La magie des images opère dans le bayou, les crocodiles cohabitent avec les lucioles, les grenouilles chantent… bref tout ce qui a fait la magie de Disney, sans oublier les contes de princesse !

Passionnée de cuisine, Tiana rêve depuis toute petite d’ouvrir un restaurant. Pour cela, et comme elle n’est pas issue d’une famille riche, elle cumule deux travails de serveuse pour un jour se payer son rêve. Mais ce souhait va être contrarié par la venue d’un prince d’une autre contrée, venu épouser la riche amie de Tiana, Charlotte, pour renflouer les caisses. Sauf qu’entre temps le Maître des Ombres qui cherchent à s’emparer de la ville, prépare un coup fourré et transforme le prince en grenouille…Celui-ci convainc alors Tiana de l’embrasser, pour redevenir un prince comme dans le conte de fée, mais voici Tiana qui se transforme en grenouille à son tour! Comment alors une aventure-course contre la montre pour se sortir de cette situation fâcheuse.

Avec La princesse et la grenouille, on revient aussi à un dessin animé qui cible plus les enfants, comme l’ont fait à leur époque Blanche-Neige ou la Belle au bois dormant. Il est vrai que les studios Disney nous avait récemment habitués à des films d’animation qui touchaient un plus large public, comme récemment Là-Haut, qui arrivait à attaquer sur les deux tableaux. Mais revenir un peu au source fait du bien parfois, et La princesse et la grenouille a tous les ingrédients pour ravir les petits, faire rêver les apprenties princesses, faire swinguer les bambins sur leur chaises, et faire briller les yeux de tous.

Pour autant, la princesse et la grenouille n’est pas dénué d’intérêt pour les adultes. Pour nous autres qui avons grandi en regardant ces dessins animés plus classiques, celui-ci est beaucoup plus moderne que ceux qui ont bercé notre enfance. Il n’est pas si courant que les héros de Disney soient ancrés dans une époque et une ville. C’était déjà le cas avec Mulan et Robin des Bois entre autres, beaucoup sont placés dans une époque intemporelle et un lieu inconnu. La princesse et la grenouille, au contraire, est le premier dessin animé Disney à proposer une princesse américaine, pauvre et noire, dans la Nouvelle Orléans des années 20, semble-t-il. C’est d’ailleurs un choc lorsqu’on aperçoit la ville dessinée, et qu’on réalise la rareté de ce type d’images chez Disney. On appréciera aussi la musique jazz à gogo, inventive et qui donne envie de remuer dans tous les sens, et qui revisite le principe de la chanson animée avec de nouvelles sonorités en forme d’hommage à la Nouvelle Orléans.

Pour conclure, Disney nous propose un semblant de retour aux sources, tout en modernisant le dessin animé classique, en l’ancrant plus dans notre réalité ; les contes de fées ne sont pas morts, mais changent ; ce n’est pas pour cela que la princesse et la grenouille n’est pas infiniment drôle et poétique, ingénieux dans ses gags, apeurant pour les plus jeunes, et follement dansant pour les petits comme les grands.

Production: Walt Disney Pictures

Distribution France: Walt Disney Studios Motion Pictures

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