Avant de voir Slumdog millionaire j’ai eu beaucoup de retours sur le film, pas tous entièrement positifs…je suis donc arrivée avec un œil très critique devant le nouveau film de Danny Boyle, très bon réalisateur mais pas toujours égal (je n’ai pas du tout été fan de Sunshine qui pour moi n’était qu’un catalogue d’images dépouvus d’efforts de réalisation)…

Me voici donc enfin devant Slumdog millionnaire. J’éprouve une certaine impatience dès le début, j’attends un signe, quelque chose qui me dira si je fais partie des fanatiques du films ou des détracteurs. Et ça ne tarde pas ! En 5 minutes de film je suis conquise : Le film commence avec un parallèle entre l’émission « Qui veut gagner des millions » où participe Jamal le protagoniste, un grand dadet un peu niais et simplet sur les bords (en tout cas en apparence) et une scène de torture avec ce même Jamal à qui on essaie de faire dire comment il a triché au jeu…Ca commence fort, on croirait presque un instant qu’au lieu de 2 scènes distinctes celle de torture correspond à ce qui se passe dans la tête de Jamal…

Puis scène suivante, Jamal devra raconter sa vie aux policiers qui le soupçonnent, pour prouver qu’il a les réponses à toutes les questions…et nous voilà plongés dans le vrai sujet du film, les « slumdogs »… les gamins des bidonvilles indiens. Et l’on suit les 2 gamins protagonistes poursuivis par des policiers agacés, dans une course poursuite à travers le dédale de petites rues des quartiers défavorisés…Et là, que dire à part que la mise en scène touche déjà les sommets de l’art ? Dynamique, originale, testant des angles d’attaque originaux, mettant bien en avant les décors et les 2 enfants ; une caméra fluide et des arrêts sur image bien choisis, et surtout, une bande son excellentissime qui ne faillira pas jusqu’à la fin du film

Je ne vais pas raconter le film scène par scène , juste résumer l’intrigue en quelques mots, tout en laissant le soin à ceux à qui je donnerais envie de voir ce petit chef d’œuvre de découvrir le plus gros par eux-mêmes…

L’histoire suit la vie de deux jeunes frères dont la mère meurt dans un conflit inter-religieux, Salim et Jamal, ainsi que celle d’une petite fille dont les parents sont morts eux aussi, Latika. Livrés à eux-même nous suivons leur parcours et leur vie qui se croisent et se décroisent… Voilà comment résumer le film sans raconter, tout en vous faisant croire que c’est un film niais…

Slumdog Millionaire est un hommage à l’Inde et à son peuple, filmés avec justesse ; le jeu des acteurs est impressionnant, encore plus lorsqu’il s’agit de celui des enfants… Le présentateur joue bien son rôle de pourriture hypocrite face à un candidat qui semble-t-il n’a rien pour lui…

Somme toute, un film bien ficelé, réalisé avec les tripes et apprécié avec le cœur… on ne reprochera que le côté peu crédible des questions du jeu !Mais après tout… On s’en fout!!

En trois mots : Merci Danny Boyle !

Une réponse à to “Slumdog Millionaire, de Danny Boyle”

  • Japanese.z says:

    C’est un bon film, mais ce n’est pas le meilleur des films non plus!

    J’ai bien aime, j’ai même adoré.

    Mais, vois-tu, j’ai vu Slumdog Millionnaire le lendemain de la cérémonie de remise des Oscars, que j’avais suivi sur Internet en direct ( la faute au DI que j’étais en train de faire).

    Et, le surlendemain, je suis allée voir Benjamin Button.

    Et j’ai ADORE Bnejamin Button, j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai rêvé avec les personnages, je suis entrée dans l’écran!

    Alors, du coup, j’ai un sentiment de fini sur Slumdog là où j’ai un sentiment d’infini, de porte ouverte à mon imagination rêveuse, pour Benjamin!!

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