Après Buried et le type coincé dans un cercueil, voici 127 heures et le type coincé dans un Canyon.

127 heures, c´est l´histoire vraie de Aron Ralston, aficionado d´escalade dans les canyons, qui se retrouve le bras bloqué par une pierre au beau milieu d´un canyon, dans une zone désertée, sans avoir averti personne. En gros, ça semble mal barré. Mais pourtant Aron fera tout pour s´en sortir…
Alors dit comme ça, ça sent le film sans action, barbant (bon sang, 127 HEURES!!), mais c´est sans compter sur Danny Boyle, qui a tendance à toujours shooter ces films à l´adrénaline. Le film commence à 100 à l´heure, ce qui colle bien au personnage d´Aron, un type qui carbure au Powerade et qui n´a peur de rien. Mention spéciale pour la bande sonore, ultra vitaminée, génialissime. Bon en même temps en général les films de Danny Boyle ont une super bande sonore, rien de bien nouveau donc!
Contrairement à Rodrigo Cortes (Buried), Danny Boyle a décidé de nous faire respirer un peu, et ne nous cloisonne pas au simple espace réduit et étouffant du canyon. Non, le parti pris de notre cher ami Danny, c´est de nous faire voyager au rythme des hallucinations et fantasmes d´Aron, à travers sa vie, ses souvenirs, son histoire, ses désirs, ses regrets. Le film est donc peuplé de ses images étrangères, qui adoucissent la dureté de la situation, l´angoisse et le désespoir du présent. Tel un McGyver de dernier recours, Aron tentera tout pour se libérer, et le film tombe assez vite dans le réalisme visuellement écoeurant (mon paquet de pop-corn s´est senti délaissé vers la fin…).
127 Heures est un bon film, qui relève ce nouveau pari qu´est le film à personnage unique, bien que Buried à mon sens relevait plus de l´exploit. C´est certes un bon Danny Boyle, mais le dynamisme habituel du petit Danny se trouve un peu frustré face à l´inertie forcée du personnage, et on ne saurait exhorter le réalisateur à revenir à un style plus.. aéré pour nous mntrer toute l´étendue de son talent.
Avec James Franco
Production: cloud Eight Films, Everest Entertainment, darlow Smithson Productions, Pathé, Dune Entertainment III.
Distribution France: Pathé Distribution

Une réponse à to “127 heures, de Danny Boyle”

  • BDS says:

    127 heures ! Comme toi, je me disais que ça allait être long mais plus tardivement. Je me doutais pas que tout arriverait si vite dans le film. Son côté aventure a été mis un peu trop de côté à mon goût.
    Je trouve le film excellent car on passe par toutes les sensations: l’action, la drague, la mésaventure, l’ennui, l’humour, les délires, le suspense, la souffrance, la volonté de survivre, etc. Comme tu l’as énoncé, la bande son est géniale et je plussoie le fait de voir le film avec une bonne qualité sonore.
    Là où je suis mécontent est qu’il réalise assez copieusement sur slumdog millionnaire: action flash action flash. Même si le scénario s’y appropriait, il aurait pu faire un juste milieu avec Buried précédemment cité.
    Je lirais le livre pour voir la véracité de l’histoire, voir si l’adaptation est réussie ou non. Car je pense que certains éléments auraient pu encore être ajoutés.
    En tout cas, bonne analyse même si je suis ressorti du film perplexe entre le fait d’avoir été surpris (je ne connaissais pas l’histoire d’Aaron) et le fait d’avoir été un peu déçu.
    Pour l’anecdote, un spectateur a eu un malaise une fois le générique de fin lancé.

    ps: quand je repense au bruit strident de la musique, j’ai mal au bras maintenant…

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